Les mobiles disposent de nombreux atouts pour servir de moyen de paiement sur le Net et ailleurs : ils sont associés à un utilisateur "identifié", ils sont largement distribués dans la population et ils offrent des fonctionnalités de communication tels que les SMS. Dans un processus de paiement, ils peuvent être utilisés de trois façons :
- ils permettent de sécuriser une transaction par carte bancaire par l'envoi ou la réception d'un mini-message,
- ils permettent de payer un service ou un contenu par SMS surtaxé : sonneries et logos, abonnement à un service d’actualités, météo, horoscope, etc.
- des expérimentations sont également conduites en Finlande, en Nouvelle Zélande ou au Japon entre des banques et des opérateurs télécoms pour permettre la réalisation d'un paiement et un virement bancaire par un SMS spécial.
Les mobiles deviennent donc des moyens de paiement, ce qui entraîne de nombreuses questions juridiques. Les unités prépayées des forfaits téléphoniques constituent-elles de la monnaie électronique ? La réponse n'est pas claire, étant donné que "les unités stockées ne sont généralement pas remboursables alors que la remboursabilité est l’un des points cardinaux du régime juridique applicable à la monnaie électronique". Il semble par ailleurs que la loi française (et européenne) doit évoluer vers une définition de l’instrument de paiement qui soit technologiquement neutre et non limité à "la carte de paiement". Pour finir, le cadre juridique des SMS+ doit aussi être adapté pour s'adapter aux usages et sécuriser le consommateurs et le commerçant. Ainsi, les dons par SMS, qui sont interdits, sont pourtant couramment utilisés, et les opérateurs télécom ont toute latitude pour déconnecter les numéros des services qu'ils réprouvent.
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