La SCPP (Société Civile des Producteurs Phonographiques) se félicite de la plainte qui a conduit à l'interpellation d'un internaute utilisateur des réseau P2P pour télécharger des fichiers musicaux et illégaux. Le problème, c'est que ce jeune homme n'est pas un trafiquant (les téléchargements étaient destinés à une utilisation personnelle) et qu'il a été "sélectionné" un peu au hasard. Il risque théoriquement jusqu'à 3 ans de prison et 300.000 euros d'amende. On peut se demander si la SCPP emploie la meilleure méthode pour défendre les intérêts des producteurs de disques, car finalement son but est de développer le marché de la musique et non pas de se mettre à dos une frange des consommateurs technophile et amatrice de musique. D'autant que de plus en plus de voix et même des études très sérieuses montrent que les téléchargements sur les réseaux P2P ne nuisent pas directement à la vente de disques (voir notre dépêche du 20 mai), et peuvent même être un outil marketing pour les labels (voir notre dépêche du 1er avril). Par ailleurs, en achetant des CD vierges pour graver ses téléchargements, cet internaute a payé une taxe reversée directement à l'industrie du disque pour compenser la perte éventuelle de chiffre d'affaires.
Peut-être que la SCPP devrait réfléchir à des démarches plus positives, comme offrir des bonus sur ses disques, ou développer des plate-formes de téléchargement légales compatibles avec tous les ordinateurs et baladeurs ...
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